Viticulture biologique gironde france

Ce jeudi 15 février, le comité national des AOC vins de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO) a validé les modalités d’intégration des mesures agroécologiques aux cahiers des charges. Notamment en termes de rédaction et de plan de contrôle. « Cette adaptation administrative a pris beaucoup de temps, mais on espère que les cahiers des charges incluant des mesures agroenvironnementales seront opérationnels pour le millésime 2019 » note Bernard Farges, le président de la Confédération Nationale des Vins et Spiritueux AOC (CNAOC) et du syndicat viticole des Bordeaux et Bordeaux Supérieur.

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Ce dernier Organisme de Défense et de Gestion (ODG) ayant voté en 2017 l’intégration de cinq mesures agroenvironnementales, portées par sa secrétaire générale Céline Wlostowicer : les interdictions d’usage d’herbicides sur le contour des parcelles et sur la totalité de la surface du sol, l’obligation d’enlever et détruire les pieds morts, le calcul annuel de l’Indice de Fréquence de Traitements et la possibilité de planter 5 % de son vignoble avec des cépages non-inscrits au cahier des charges. Représentant une ouverture à l’expérimentation en AOC des cépages résistants au mildiou et à l’oïdium, cette mesure reste à l’étude au sein d’un groupe de travail de l’INAO.

Certification environnementale

Si la question des mesures agroenvironnementales avance, celle de l’engagement obligatoire dans une certification écologique reste en discussion. Notamment portées par les vignobles de Saint-Émilion et de l’Entre-Deux-Mers, cette alternative consiste à demander aux vignerons d’amorcer une certification en agriculture biologique, Haute Valeur Environnementale, Terra Vitis… En l’état, le cahier des charges d’une appellation ne peut cependant intégrer une déclaration d’intention, mais l’obtention tangible de la certification elle-même. Ce qui impose un changement d’approche, consistant à lier fortement les modalités de production en AOC à un référentiel extérieur.

« Aujourd’hui, la viticulture maîtrise ses cahiers des charges, avec l’INAO et le ministère de l’Agriculture. La question est de savoir si un ODG accepte de perdre une part de ses prérogatives en incluant une certification qu’elle ne maîtrise pas » pose Bernard Farges, se gardant de trancher le débat actuel. Le viticulteur bordelais souligne que les premières adoptions de mesures agroenvironnementales dans des cahiers des charges devraient se concrétiser dès le prochain comité national vins AOC de l’INAO, en juin prochain.
 




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