Cantique roc seculaire

TOUTES CHOSES FAITES NOUVELLES

1. Quels changements se produiront dans le ciel et sur la terre ? Apoc. 21 : 1.

« Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. »

Note– « La mer divise les amis. C’est une barrière entre nous et ceux que nous aimons. Nos associations sont rompues par le vaste océan. Dans la nouvelle terre il n’y aura plus de mer ; on n’y verra plus de galère, ni de galériens. Dans le passé, beaucoup de ceux qui ont aimé et servi le Seigneur ont été enchaînés sur des galères, pour le compte d’hommes aux cœurs dénaturés. Dieu a regardé leurs souffrances avec sympathie et compassion. Dieu merci, sur la terre nouvelle, il n’y aura plus de tempête, d’océan profond, de vague sans cesse en mouvement. » - E.G. White, SDA Commentary, vol. VII.

2. A qui la nouvelle Jérusalem est-elle comparée ? Apoc. 21 : 2.

« Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. »

Note– « Cette venue de l’époux a lieu avant les noces, qui représentent le moment où Jésus entre en possession du royaume. La sainte cité, la nouvelle Jérusalem, qui est la capitale du royaume, est appelée “l’épouse, la femme de l’agneau” … Jésus-Christ doit, selon le prophète Daniel recevoir dans les cieux, de la main du Père, “la domination, la gloire et le règne”. Il reçoit la nouvelle Jérusalem, la capitale de son royaume, “préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux”. Mis en possession de son royaume, Jésus viendra comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs, pour chercher son peuple, et le faire asseoir “à table avec Abraham, Isaac et Jacob”, dans son royaume, pour participer au souper des noces de l’agneau. »La tragédie des siècles, p. 463  

3. Quel heureux état de choses sera rétabli à ce moment-là ? Apoc. 21 : 3. Cf Gen. 3 : 8a .

« Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui–même sera avec eux. »

« Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir » 

Note– « L’homme, à nouveau en présence de Dieu, pourra, comme au commencement, être enseigné par lui. »Education, p. 334  

4. Quelle promesse de réconfort est donnée à tous ceux qui souffrent ou qui sont dans le deuil ? Apoc. 21 : 4.

« Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. »

Note– « La souffrance ne pourra pas exister dans l’atmosphère du ciel. On n’y verra ni larmes, ni convois funèbres… “Aucun habitant ne dira : Je suis malade !” »La Tragédie des siècles, p. 734  

5. Par qui toutes ces promesses sont-elles faites ?  Apoc. 21 : 6a.

« Et il me dit : C’est fait ! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. »

 

RÉCOMPENSES ET CHÂTIMENTS

6. A qui l’eau de la vie est-elle donnée ? Apoc. 21 : 6b.

« A celui qui a soif je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement. »

Note– « Cette promesse n’est que pour celui qui a soif. Seuls ceux qui sont altérés de l’eau de la vie et qui sont disposés à tout sacrifier pour l’obtenir en seront pourvus. »La Tragédie des siècles, p. 588 

7. Quel glorieux héritage attend le vainqueur ? Apoc. 21 : 7.

«Celui qui vaincra héritera ces choses ; je serai son Dieu, et il sera mon fils. »

Note – « La grande tragédie est terminée. Le péché et les pécheurs ne sont plus : l’univers est purifié. Dans l’immense création, tous les cœurs éprouvent la même allégresse. Des ondes de vie, de lumière et de joie, jaillissant du trône du Créateur, envahissent les derniers recoins de l’espace infini. De l’atome le plus imperceptible aux mondes les plus vastes, tant des êtres animés que des objets inanimés, s’élève, par la voie de leur beauté incomparable et de leur joie sans mélange, un cantique d’allégresse proclamant que Dieu est amour. »La Tragédie des Siècles,p. 737.

8. Quels traits de caractère interdiront à quelques-uns l’accès à la nouvelle terre, et quel sera leur sort ? Apoc. 21 : 8.

«Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort. » 

9. Dans sa vision prophétique, que contemple Jean ? Apoc. 21 : 10, 11.

«Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu,ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal. » 

10. Quelle description avons-nous des murs et des portes de la nouvelle Jérusalem ? Apoc. 21 : 12-14.

« Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes, et sur les portes douze anges, et des noms écrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël :à l’orient trois portes, au nord trois portes, au midi trois portes, et à l’occident trois portes.La muraille de la ville avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’agneau. »

Note– « Entourés d’anges, nous nous rendîmes à la porte de la ville à travers la mer de verre. Levant son bras puissant et glorieux, Jésus fit tourner sur ses gonds étincelants la porte de perle, en nous disant : “Vous avez lavé vos robes dans mon sang, vous avez gardé fidèlement ma vérité, entrez !” Nous entrâmes tous avec le sentiment que nous avions droit à ce lieu. » Premiers Écritsp. 17.

11. Que savons-nous au sujet de la grandeur de la cité ? Apoc. 21 : 15-18.

« Celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d’or, afin de mesurer la ville, ses portes et sa muraille. La ville avait la forme d’un carré, et sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec le roseau, et trouva douze mille stades ; la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales.Il mesura la muraille, et trouva cent quarante–quatre coudées, mesure d’homme, qui était celle de l’ange.La muraille était construite en jaspe, et la ville était d’or pur, semblable à du verre pur. »

12. En quels matériaux sont les fondements, les portes et la place de la cité ? Apocalypse 21 : 19-21

« Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de pierres précieuses de toute espèce : le premier fondement était de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d’émeraude, le cinquième de sardonyx, le sixième de sardoine, le septième de chrysolithe, le huitième de béryl, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprase, le onzième d’hyacinthe, le douzième d’améthyste.Les douze portes étaient douze perles ; chaque porte était d’une seule perle. La place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent. »

Note– « À sa base se trouve le jaspe écarlate, le type des souffrances et de la mort du Sauveur. Plus haut, il y a le saphir, la flamme bleue de la vérité. Dans la blanche calcédoine se reflète la pureté de la vie du Christ. La verte émeraude, comme l’arc qui entoure le trône, offre l’espérance à ceux qui ont besoin de secours. Le sardonyx fait rayonner ses nombreuses couleurs, et au-dessus se trouve la sardoine d’un rouge sombre, recouverte de la chrysolite. Au-dessus encore on voit le bleu béryl dont l’éclat se mêle au topaze pour exprimer la joie et la paix du Seigneur. La onzième pierre est la pourpre royale, couronnée de la pureté de l’améthyste. » Cité par S.-N. Haskell dans Story of the Seer of Patmos, pp. 344, 345.

 

LA DEMEURE DES RACHETÉS

13. Quelle lumière glorieuse illuminera la nouvelle terre ? Apoc. 21 : 22-25.

« Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout–puissant est son temple, ainsi que l’agneau.La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau.Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire.Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n’y aura point de nuit. »

Note– « Le soleil sera éclipsé par une clarté qui n’éblouira pas le regard, mais qui pourtant surpassera infiniment l’éclat de midi. La gloire de Dieu et de l’agneau inondera la sainte cité d’ondes incandescentes. Les rachetés circuleront dans la glorieuse phosphorescence d’un jour perpétuel. » -La Tragédie des Sièclesp. 735.

14. Qui entrera dans ce pays magnifique ? Apoc. 21 : 26, 27.

«On y apportera la gloire et l’honneur des nations.Il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge ; il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau. »

 Note– « Le livre de vie renferme les noms de tous ceux qui sont entrés au service de Dieu. Jésus disait à ses disciples : “Réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.” Paul parle de ses fidèles collaborateurs “dont les noms sont dans le livre de vie.” Considérant “une époque de détresse, telle qu’il n’y en a point eu depuis que les nations existent jusqu’à cette époque”, le prophète Daniel dit que le peuple de Dieu y échappera, tous “ceux… qui seront trouvés inscrits dans le livre”. Et le voyant de Patmos déclare que seuls pourront entrer dans la cité de Dieu ceux “qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau”. » -La Tragédie des Sièclesp. 523.

 

Vœux de baptême Adventiste du Septième Jour

 de 1874

Notre recherche révèle que des Vœux Baptismaux furent officiellement introduits dans l’Église de Dieu en 1874. Mais on retrouve dans les écrits de sœur White des affirmations selon lesquelles les vœux étaient présents au moins en 1872 (voir plus loin). Voici à présent les vœux de 1874 :

1 – Acceptes-tu toute la Bible comme la Parole inspirée de Dieu, et la prends-tu comme ta seule règle de foi ? Souhaites-tu toujours marcher en accord avec ses enseignements ? 2 Tim. 3:16 ; Actes 20 : 32.

2 – As-tu reçu le Seigneur Jésus-Christ comme ton Sauveur personnel pour être libéré du péché, pour un réel changement de cœur, et Lui permettras-tu de vivre en toi quotidiennement par le Saint-Esprit ? Jean 1 : 12, 13 ; Galates 2 : 20.

3 – T’es-tu repenti devant Dieu de tous tes péchés connus, et crois-tu qu’Il t’a pardonné par les mérites du Christ ? As-tu cherché à être en règle avec ton prochain autant que possible ? 1 Jean 1 : 9 ; Matt. 5 : 23-26 ; Ez. 33 : 15.

4 – Est-ce ton désir, par la grâce de Dieu, de vivre une vraie vie chrétienne, en soumettant toutes choses – âme, corps, esprit – à Dieu, pour faire Sa volonté en toutes choses et observer les commandements de Dieu ? Rom. 12 : 1 ; Col. 3 : 17 ; Ap. 14 : 12.

5 – Chercheras-tu à maintenir une vraie expérience spirituelle par l’étude quotidienne de la Parole de Dieu et la prière, et chercheras-tu à gagner des âmes au Christ par une vie Chrétienne cohérente et des efforts personnels ?

6 – Crois-tu et acceptes-tu les grandes vérités de la Parole de Dieu concernant le retour personnel, visible, littéral et imminent du Christ (Actes 1 : 9-11) ; l’immortalité par Christ (2 Tim. 1:10) ; l’état inconscient de morts (Ecc. 9 : 5, 6) ; la destruction des morts (Mal. 4 : 1-3) ; et les autres vérités similaires comprises dans le message spécial d’Apocalypse 14 : 6-12 ?

7 – Est-ce ton désir d’observer le septième jour de la semaine du vendredi soir au coucher du soleil au samedi soir au coucher du soleil en accord avec le quatrième commandement ? Luc 23 : 56 ; Ex. 20 : 8-11.

8 – Vas-tu pratiquer le plan biblique pour le soutien de l’œuvre de Dieu en Lui rendant tout d’abord la dîme, ou un dixième de tes revenus (Lév. 27 : 30 ; Mal. 3 : 8-10) ; puis des offrandes selon tes possibilités, selon la prospérité qu’il t’accordera ? Deut. 16 : 17 ; Luc 6 : 38.

9 – Choisis-tu d’obéir au commandement de manger et de boire à la gloire de Dieu (1 Cor. 10 : 31) en t’abstenant de toute liqueur intoxicante (Pro. 23 : 29-32), du tabac sous toutes ses formes (1 Cor. 3 : 16, 17), de la viande de porc (Es. 15, 17), des narcotiques, du thé, du café et de toute autre chose mauvaise ?

10 – Souhaites-tu suivre la règle biblique de la modestie et de la simplicité dans l’habillement, t’abstenant de porter des boucles d’oreilles, des bracelets, des bagues, et autres bijoux, ainsi que renoncer à tout manque d’habillement en désaccord avec la règle biblique de la modestie ? 1 Tim. 2 : 9, 10 ; 1 Pi 3 : 3, 4 ; Ex. 33 : 5, 6 ; Gen. 35 : 2-4.

11 – Crois-tu et as-tu accepté l’ordonnance du service d’humilité (Jean 13 : 1-17), et l’ordonnance de la sainte scène ? 1 Cor. 11 : 23-33.

12 – Souhaites-tu sortir du monde et t’en séparer en accord avec le commandement de Dieu dans 2 Cor. 6 : 17, en t’abstenant des pratiques pécheresses du monde, telles que la dance, les jeux de cartes, le cinéma, la lecture de romans, etc. et en t’éloignant de tout amusement mondain douteux ? 1 Jean 2 : 15 ; Jacques 1 : 27 ; 4 : 4.

13 – Chercheras-tu à défendre les intérêts de l’église en donnant à l’École du Sabbat ton soutien à la fois de cœur et sur le plan pratique, en assistant, autant que possible, à tous les services de l’église ? Et chercheras-tu avec l’aide de Dieu à faire ta part dans l’œuvre de l’église ? Luc 4 : 16 ; Rom. 12 : 4-8.

14 – Reconnais-tu que l’Esprit de Prophétie se trouve dans l’église du reste, et que cela a été manifesté à cette église au travers des écrits d’Ellen G. White ? Ap. 12 : 17 ; 19 : 10.

15 – Crois-tu au baptême par immersion seule, et es-tu prêt à suivre ton Sauveur et ton Maître dans ce rituel sacré ? Matt. 28 : 18-20 ; Col. 2 : 12 ; Rom. 6 : 3-5.

Mon engagement :

M’étant donné entièrement à Dieu, et désirant vraiment Le servir ici-bas et vivre avec Lui pour toujours, je déclare à présent mon acceptation de ces principes de vérité, et mon obéissance à ces principes par Sa grâce.

   

Nous avons présenté ces vœux dans leur totalité, puisque ce fut sans aucun doute à ces vœux que Sœur White se référa dans ses déclarations écrites concernant les vœux de baptême. Dans la Review & Herald du 13 Juin 1882, Sœur White écrivit :

“Tous ceux qui ont adhéré aux vœux de baptême se sont solennellement consacrés au service de Dieu ; par leur alliance, ils sont sous l’obligation de se placer, ainsi que leurs enfants, où ils peuvent obtenir toute l’aide et les encouragements possibles dans la vie Chrétienne.”

Plus de deux ans avant l’adoption des vœux baptismaux de 1874, Sœur White écrivit le 10 décembre 1871 :

“Vos vœux baptismaux vous placent sous l’obligation d’honorer votre Créateur, de renoncer résolument au moi, de crucifier vos affections et vos convoitises,  et de soumettre jusqu’à vos pensées à la volonté de Christ.” 

C’est ici une preuve indiscutable que des vœux de baptême, précédant ceux de 1874, étaient en place.

Dans cinq autres passages des Témoignages pour l’Église, Sœur White mentionna le sujet des vœux de baptême. Ils furent tous écrits après l’adoption des vœux de 1874.

D’un intérêt tout particulier est une affirmation tardive inclue dans le volume 3 des Témoignages :

“Je suggère que des efforts particuliers soient fournis par les jeunes afin qu’ils s’aident les uns les autres à vivre fidèles à leurs vœux de baptême, et qu’ils s’engagent solennellement devant Dieu à retirer leurs affections de l’habillement et de la parade. (Testimonies for the Church, vol. 3, p. 379)

Sœur White se référait ici au vœu numéro 10 des vœux de baptême de 1874 :

10 – Souhaites-tu de suivre la règle biblique de la modestie et de la simplicité dans l’habillement, t’abstenant de porter des boucles d’oreilles, des bracelets, des bagues, et autres bijoux, ainsi que renoncer à tout manque d’habillement en désaccord avec la règle biblique de la modestie ? 1 Tim. 2 : 9, 10 ; 1 Pi 3 : 3, 4 ; Ex. 33 : 5, 6 ; Gen. 35 : 2-4.

 

 

L’alliance éternelle : Les promesses de Dieu

L’appel d’Abraham

The Present Truth, 2 Juillet 1896

Ellet J. Waggoner

 

L’épreuve de la foi

  Franchissons une période de plusieurs années. Nous ne pouvons pas dire combien d’années s’étaient écoulées, mais Isaac, le fils de la foi et de la promesse, était né et il avait grandi jusqu’à devenir un jeune homme[1]. La foi d’Abraham s’était fortifiée et était devenue plus intelligente, car il avait appris que Dieu accomplit les promesses qu’Il fait. 

  Mais Dieu est un Instructeur fidèle, et Il ne permet pas à Ses élèves de mettre de côté une leçon avant de l’avoir apprise parfaitement. Il n’est pas suffisant qu’ils reconnaissent avoir commis une erreur lors de cette leçon. Cette confession assure bien évidemment le pardon, mais après avoir reconnu la faute, ils doivent revenir sur le même terrain, parfois même plusieurs fois, jusqu’à ce qu’ils aient compris comment le parcourir sans chuter. Tout cela pour leur bien. Nous ne considérerions pas comme vertueux le père ou l’éducateur qui permettrait que son élève saute des leçons sans les apprendre, tout simplement parce qu’elles sont difficiles.

 

La preuve

Ainsi, « après ces choses, Dieu mit Abraham à l’épreuve, et lui dit : Abraham ! Et il répondit : Me voici ! Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je te dirai » (Gen. 22 : 1, 2).

 

Ce qui est impliqué

Pour comprendre l’ampleur de l’épreuve, nous devons avoir une idée claire de ce qu’Isaac représentait, de ce qu’englobait la promesse faite à Abraham, nécessitant d’être accomplie par Isaac. Nous l’avons déjà étudiée, et nous rappellerons seulement le fait. Dieu avait dit à Abraham : « Toutes les familles de la terre seront bénies en toi », et « c’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre » (Gen. 12 : 3 et 21 : 12). Comme nous l’avons déjà vu, la bénédiction est la bénédiction de l’Évangile ; celle qui vient par Christ et Sa croix. Mais tout cela, comme Dieu l’avait dit, devait s’accomplir par Isaac. La descendance promise, qui était Christ et tous ceux qui sont à Lui, devait venir à travers Isaac. Nous voyons donc qu’à vue humaine, cette demande de Dieu semblait écarter toute espérance de l’accomplissement de la promesse. 

Mais la promesse était une promesse de salut par Jésus-Christ, la Postérité. Elle avait été très explicite : « c’est d’Isaac que sortira une postérité », et cette descendance était essentiellement Christ. Ainsi, Christ, le Sauveur de tous les hommes, ne pouvait venir que par la lignée d’Isaac. Mais Isaac était encore un jeune homme et n’était pas marié. Le retrancher signifiait, humainement parlant, éliminer toute possibilité d’un Messie, et donc, toute espérance de salut. Selon les apparences, il était demandé à Abraham de planter le couteau dans sa propre gorge, détruisant ainsi toute espérance de son propre salut.

 

L’épreuve la plus difficile

Nous voyons ainsi que ce n’était pas seulement l’amour paternel d’Abraham qui était mis à l’épreuve, mais sa foi en la promesse de Dieu. Il n’a jamais été demandé à un homme de passer par une épreuve aussi difficile, car aucune autre personne ne pourrait jamais être dans une situation identique. Toute l’espérance de la race humaine dépendait d’Isaac, et il était apparemment demandé à Abraham de la détruire d’un coup de couteau. Celui qui accepterait cette épreuve pourrait être appelé à juste raison le père de tous les croyants (Rom. 4 : 11). Nous pouvons être sûrs qu’Abraham fut terriblement tenté de douter que cette requête venait du Seigneur, parce qu’elle semblait être directement contraire à Sa promesse.

 

Tentations

Être tenté, être sévèrement tenté, n’est pas un péché. « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés » (Jac 1 : 2). L’apôtre Pierre se réfère au même héritage promis à Abraham, et affirme que nous nous réjouissons en lui, « c’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra, Lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi » (1 Pier. 1 : 6-9).

Ces tentations sont une cause de tristesse, dit l’apôtre. Elles pèsent sur nous. S’il n’en était pas ainsi, si aucun effort n’était demandé pour les surmonter, elles ne seraient pas des tentations. Ce qui identifie une tentation c’est qu’elle fait appel aux sens, et que pour lui résister, il est nécessaire d’engager presque la vie elle-même. Aussi, nous pouvons savoir, sans diminuer d’aucune façon la foi d’Abraham, qu’obéir au commandement de Dieu lui coûta une lutte terrible.

 

Personne n’échappe à la tentation

Les doutes submergèrent son esprit. Les doutes viennent du diable, et aucun homme n’est assez bon pour être à l’abri des suggestions de Satan. Le Seigneur Lui-même dut les affronter. « Il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché » (Héb. 4 : 15). Le péché ne consiste pas en doutes que le diable susurre à nos oreilles, mais en notre réponse à ceux-ci. Christ ne les écouta pas. Abraham non plus. Cependant, celui qui pense que le patriarche entreprit son voyage sans avoir d’abord eu une terrible lutte, ignore non seulement ce qu’implique cette épreuve, mais aussi la réalité des sentiments d’un père.

 

Ce qu’Abraham a du endurer

Le tentateur devait lui suggérer : “Ce n’est pas possible que ce soit une demande du Seigneur. Il t’a promis une postérité innombrable, et Il t’a dit qu’elle viendrait à travers Isaac”. Cette pensée a dû l’assaillir maintes et maintes fois, mais elle ne pouvait pas s’enraciner car Abraham connaissait bien la voix du Seigneur. Il savait que l’appel à offrir Isaac avait la même origine que la promesse. La répétition de cette suggestion du tentateur ne devait pas avoir d’autre effet que celui d’augmenter sa certitude que la demande venait du Seigneur.

Mais cela ne mettait pas un terme à la lutte. Abraham devait trouver dans son affection envers son fils, une terrible tentation à ignorer la demande de Dieu. La requête l’exprimait dans sa profondeur déchirante : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes ». Et il y avait la mère confiante et fière de son fils. Comment pouvait-il lui faire croire que c’était le Seigneur qui lui avait parlé ? Ne lui reprocherait-elle pas d’avoir suivi les imaginations d’un esprit perturbé ? Comment pourrait-il partager cela avec elle ? Ou, dans le cas où il accomplirait le sacrifice sans qu’elle le sache, comment pourrait-il la retrouver à son retour ? De plus, il y avait tous les gens qui l’entouraient. Ne l’accuseraient-ils pas d’avoir assassiné son fils ? Nous pouvons être sûrs que la lutte qu’Abraham eut à subir fut sans répit avec toutes ces suggestions qui s’amoncelaient dans son esprit et son cœur.

 

Il ne douta point

Mais la foi eut la victoire. Ses doutes furent surmontés, et « Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu » (Rom. 4 : 20). « C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit : En Isaac sera nommée pour toi une postérité. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts ; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection » (Héb. 11 : 17-19).

Du début à la fin, tout était en relation avec la résurrection des morts. La naissance d’Isaac signifiait en réalité donner la vie par la mort, et ce fut par la puissance de la résurrection. Auparavant, en écoutant sa femme, Abraham avait cessé de se confier en la puissance de Dieu pour lui donner un fils par la mort. Il s’était repenti de son échec, mais il avait besoin d’être éprouvé sur ce point, pour s’assurer qu’il avait pleinement appris la leçon. Le résultat démontra qu’il en fut ainsi.

 

Le “Fils unique engendré”

« Et celui qui avait reçu les promesses offrit son seul fils engendré, duquel il avait été dit, Qu’en Isaac ta semence sera appelée : selon que Dieu était capable de le ressusciter, même d’entre les morts. » (KJF). Remarquez l’expression : « son seul fils engendré ». Nous ne pouvons la lire sans penser que « Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique engendré, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jn 3:16). 

En Abraham offrant son seul fils engendré nous avons une image du don du Fils unique engendré de Dieu. C’est ainsi qu’Abraham le comprit. Il se réjouit en Christ. Il sut qu’à travers la Postérité promise la résurrection des morts viendrait ; et sa foi en la résurrection, qui ne peut venir que par Jésus, fut celle qui lui permit de supporter l’épreuve.

Abraham offrit son seul fils engendré, dans la confiance qu’il ressusciterait des morts grâce au fait que Dieu offrirait Son Fils unique engendré. Bien plus encore, Dieu avait déjà offert Son Fils unique engendré, car il était « prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous qui croyez » (1 Pier. 1:20).

 

La parole qui s’accomplit d’elle-même

Et nous pouvons y voir la merveilleuse foi d’Abraham, et à quel point elle comprit le dessein et la puissance de Dieu. Le Messie, la Postérité par laquelle toutes les bénédictions devaient parvenir aux hommes, devait naître de la lignée d’Isaac. Isaac devait mourir sans avoir d’héritier. Cependant, Abraham avait une telle confiance dans la vie et la puissance de la parole du Seigneur, qu’il crut qu’elle s’accomplirait par elle-même. Il crut que le Messie qui viendrait de la lignée d’Isaac, et dont la mort serait la seule qui pourrait détruire la mort et amener la résurrection, et qui ne S’était pas encore manifesté au monde, avait le pouvoir de ressusciter Isaac des morts, afin que la promesse puisse s’accomplir et que Christ puisse naître dans le monde. Il était impossible qu’une foi plus grande que celle d’Abraham existât.

 

« La résurrection et la vie »

Dans ce qui précède, nous voyons la preuve non seulement de la pré-existence de Christ, mais aussi de la connaissance qu’Abraham en avait. Jésus dit : « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11 : 25). Il était la Parole qui était au commencement avec Dieu, et qui était Dieu. Il était la résurrection et la vie aux jours d’Abraham, autant qu’à l’époque de Lazare. « En Lui était la vie », la vie éternelle. Abraham le crut, car il avait déjà expérimenté Sa puissance, et il avait confiance que la Vie de la Parole rendrait la vie à Isaac, afin que la promesse s’accomplisse.

Abraham commença son voyage. Pendant trois jours, il parcourut le triste chemin, et durant ces trois jours le tentateur eut l’occasion de l’assaillir de toutes sortes de doutes. Mais le doute fut totalement dominé quand, « le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin » (Gen. 22 : 4). Manifestement, un signe donné par le Seigneur dut apparaître sur la montagne, et il sut, sans l’ombre d’un doute, que le Seigneur le conduisait. La lutte était terminée, et il poursuivit sa tâche avec l’absolue certitude que Dieu lui rendrait Isaac d’entre les morts.

« Abraham dit à ses serviteurs : Restez ici avec l’âne ; moi et le jeune homme, nous irons jusque-là pour adorer, et nous reviendrons auprès de vous » (vers. 5). S’il ne se trouvait aucune mention de ce sujet dans le Nouveau Testament, nous pourrions savoir, par ce verset, qu’Abraham avait foi en la résurrection. « Moi et le jeune homme, nous irons jusque-là pour adorer, et nous reviendrons auprès de vous ». L’original l’exprime avec une clarté totale. « Nous irons et nous reviendrons auprès de vous ». Le patriarche avait une telle confiance en la promesse du Seigneur, qu’il crut pleinement que bien qu’il allait offrir Isaac en holocauste, son fils ressusciterait, de sorte qu’ils pourraient revenir ensemble. « L’espérance ne trompe point » (Rom. 5 : 5). Étant donc justifié par la foi, il avait la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ. Il avait résisté avec patience à l’épreuve de sa foi, l’amertume de son épreuve avait maintenant disparu et il avait acquis la riche expérience de la vie qui se trouve dans la Parole, produisant ainsi une espérance immuable.

 

Le sacrifice complet

Nous connaissons tous le dénouement. Isaac porta le bois jusqu’au lieu indiqué. L’autel fut élevé, et Isaac fut attaché et placé dessus. Là aussi, nous avons un symbole du sacrifice de Christ. Dieu donna Son Fils unique engendré, mais le Fils ne fut pas offert contre Sa propre volonté. Christ « se donna Lui-même pour nous » (Tite 2 : 14 ; Eph. 5 : 2). De même, Isaac s’offrit volontairement en sacrifice. Il était jeune et fort, et il aurait pu facilement résister et s’enfuir s’il l’avait voulu. Il s’agissait de son sacrifice, autant que celui de son père. Tout comme Christ se chargea de Sa propre croix, Isaac porta le bois pour son propre sacrifice, et avec mansuétude, offrit son corps au couteau. En Isaac, nous avons un type de Christ, qui fut « comme un agneau qu’on mène à la boucherie » (Esaïe (53 : 7). La phrase d’Abraham : « Dieu se pourvoira Lui-même de l’agneau pour l’holocauste », ne fut rien d’autre que l’expression de sa foi en l’Agneau de Dieu.

« Puis Abraham étendit la main, et prit le couteau, pour égorger son fils. Alors l’ange de l’Éternel l’appela des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il répondit : Me voici ! L’ange dit : N’avance pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien ; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes ; et Abraham alla prendre le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils » (Gen. 22 : 10-13). La vie du fils fut sauvée. Cependant, le sacrifice fut aussi authentique et complet que s’il lui avait donné la mort.

 

L’œuvre de la foi

Arrêtons-nous un instant sur les paroles de Jacques sur ce thème :

« Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s’accomplit ce que dit l’Écriture : Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice ; et il fut appelé ami de Dieu » (Ja 2 : 20-23).

Comment est-il possible que certains supposent qu’il y a ici une contradiction ou une modification de la doctrine de la justification par la foi, telle que les écrits de l’apôtre Paul la présentent ? Les Écritures tout entières enseignent que la foi agit. « La foi qui est agissante par l’amour » (Gal. 5 : 6) est indispensable. Les frères Thessaloniciens furent approuvés pour « l’œuvre de votre foi » (1 Thes. 1 : 2, 3). Ainsi, l’apôtre Jacques emploie le cas d’Abraham comme une illustration de l’œuvre de la foi. Dieu lui avait fait une promesse ; il l’avait crue, et sa foi lui fut « imputée à justice ». Cette œuvre fut la démonstration du fait qu’il était approprié que la foi lui soit imputée à justice. C’était une foi qui agissait par ses œuvres. L’œuvre d’Abraham fut une œuvre de foi. Ses œuvres ne produisirent pas sa foi, mais ce fut sa foi qui produisit ses œuvres. Il fut justifié, non par la foi et les œuvres, mais parla foi qui agit.

 

L’ami de Dieu

« Et il fut appelé ami de Dieu ». Jésus dit à Ses disciples : « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père » (Jean 15 : 15). L’amitié entre deux personnes signifie une confiance mutuelle. Dans l’amitié parfaite chacun se révèle lui-même à l’autre, d’une manière telle qu’il ne le fait pas avec d’autres. Il ne peut y avoir une parfaite amitié là où il y a de la méfiance et du ressentiment. Il y a une parfaite entente entre les parfaits amis. Ainsi, Dieu appela Abraham Son ami, parce qu’ils se comprenaient parfaitement l’un l’autre. Ce sacrifice révéla pleinement le caractère d’Abraham. Dieu avait dit auparavant : « Je le connais » (Gen. 18 : 19 ; version Darby), et voici, je sais qu’il craint Dieu. Et Abraham lui aussi comprit le Seigneur. Le sacrifice de son seul fils engendré démontrait qu’il connaissait le caractère aimant de Dieu, qui avait déjà donné Son Fils unique engendré en faveur de l’homme. Ils étaient unis par un sacrifice et une sympathie mutuels. Personne ne pouvait autant apprécier les sentiments de Dieu qu’Abraham.

Personne ne sera jamais appelé à supporter une épreuve comme celle d’Abraham, car les circonstances ne seront jamais les mêmes. Jamais plus le destin du monde ne pourra dépendre d’une seule personne, et pour ainsi dire, pendre à un fil. Cependant, chaque enfant d’Abraham sera éprouvé, car seuls ceux qui ont la foi d’Abraham sont enfants d’Abraham. Être l’ami de Dieu est à la portée de chacun, et il doit en être ainsi, s’il s’agit d’un enfant d’Abraham. Dieu se manifestera à Son peuple d’une manière qu’Il ne le fait pas pour le monde.

Mais nous ne devons pas oublier que l’amitié est basée sur la confiance mutuelle. Si le Seigneur doit se révéler à nous, nous devons aussi nous révéler à Lui. Si nous confessons nos péchés, Lui apportant en secret toutes nos faiblesses et difficultés, alors nous aurons en Lui un ami fidèle, et Il nous révélera Son amour et Sa puissance pour nous libérer de la tentation. Il nous montrera combien Il fut tenté de la même manière, souffrant les mêmes maladies, et nous montrant comment vaincre. Ainsi, par un échange aimant de confidences, nous nous assiérons ensemble dans les lieux célestes en Jésus-Christ, et nous partagerons le même repas. Il nous montrera des choses merveilleuses, car « l’amitié de l’Éternel est pour ceux qui Le craignent, et Son alliance leur donne instruction » (Ps 25:14). 

Bien plus, Dieu se révélera Lui-même comme un ami fidèle et véritable. Il ne trahira pas notre confiance. Il ne répétera à personne l’histoire de notre honte, murmurée à Son oreille. Il jettera derrière Lui nos péchés, les enfouissant au fond de la mer, afin qu’on ne les retrouve jamais ; et Lui-même ne s’en souviendra plus. » C’est bien plus que ce qu’aucun ami terrestre ne peut ou ne veut faire. Vous avez besoin d’un confident. Ne craignez pas de faire confiance au Seigneur. Il gardera non seulement votre secret, mais vous confier à Lui est l’unique solution pour empêcher le monde entier de le connaître. Heureux l’homme qui a le Dieu d’Abraham pour son ami !

La vie, ça compte !  

Adrian Ebens

Chapitre 9

Inimitié bénie

 

1. L’étendue du problème

  Au chapitre 7, nous avons discuté de la philosophie qu’ont embrassée Adam et Ève lorsqu’ils mangèrent de cet arbre, et nous avons discuté dans le chapitre précédant du mélange tragique d’émotions ayant poussé Satan à concocter le concept disant que nous pouvons vivre sans Dieu et former notre propre identité par nos réalisations. Peu de temps après avoir mangé du fruit, un nuage d’absence de valeur et de culpabilité enveloppa petit à petit leurs pensées et coupa la relation admirable, heureuse et joyeuse entre Dieu et l’homme. La malédiction du péché de Satan avait commencé son œuvre insidieuse et en peu de temps, Adam et Ève étaient engloutis dans la culpabilité et la crainte. De pair avec Satan et ses anges, ils s’étaient mentalement et émotionnellement suicidés. Ils avaient perdu leur identité et leur valeur, et rien de ce qu’ils pouvaient faire ne pouvait les rétablir. Ils ne pouvaient se restaurer eux-mêmes dans la faveur de Dieu. Ils étaient sortis du canal de bénédiction, et seul Dieu pouvait les rétablir.

  Une fois sortis de ce canal de bénédiction, Adam et Ève ne purent plus utiliser leurs puissances de raisonnement de manière altruiste et objective. Leurs pensées se mirent en harmonie totale avec Satan. Ils n’avaient pas la capacité de discerner les mensonges qu’on leur disait.

  Satan commença à les remplir de fausses théories au sujet du caractère de Dieu. On leur dit également qu’ils étaient mauvais ; qu’ils méritaient de mourir, et qu’ils étaient des individus sans valeur. Sans la bénédiction du Père, ils n’avaient aucun moyen de résister à ces mensonges ; ils n’avaient rien à quoi se rattacher pour combattre Satan. En dehors du canal, nous sommes complètement vulnérables à Satan et à ses mensonges.

  Dieu est alors confronté à un très sérieux dilemme. Comment les approcher à présent, alors qu’ils écoutent une autre voix ? Toute parole prononcée est maintenant mal interprétée. Adam et Ève savent qu’ils sont coupables, mais ils n’ont plus aucune sécurité, ou valeur, pour reconnaître qu’ils sont dans l’erreur, puisqu’ils ont accepté de fausses conceptions au sujet de Dieu, la Source de la vie et de la sagesse. Contrôlés par un esprit de culpabilité et d’insécurité, ils sont devenus méfiants. Ils ont perdu la bénédiction de raisonner clairement.

  Je m’émerveille devant l’amour de Dieu manifesté dans sa patience. Dieu appelle Adam, « Où es-tu ?, » non parce qu’Il ne le sait pas, mais pour permettre à Adam de faire face au problème. Où en es-tu Adam ? Qu’est-il arrivé à ton identité ? La réalité physique représente toujours la réalité spirituelle, et le fait qu’Adam et Ève se cachent révèle clairement qu’ils se cachent dans leur esprit. Ils se sont cachés dans la dissimulation et la tromperie pour s’éviter d’avoir à affronter la vérité qui semble si effrayante. Dieu essaye de les aider à diagnostiquer le problème afin de pouvoir leur apporter la solution bénie.

  Adam répond à la question en disant à Dieu qu’il était effrayé parce qu’il était nu. Cette confession est intéressante à la lumière de Genèse 2 : 25 : « L’homme et la femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient aucune honte. » Adam était nu avant de manger le fruit, mais il n’avait pas honte. Cela implique qu’Adam à maintenant honte. Le mot Hébreux (buwsh) signifie aussi confus, confondu, et désappointé. Adam est plein de confusion, de culpabilité et de désappointement. Il est confus quant à son identité et se sent coupable de ce qu’il a fait. Dieu mit Son doigt sur l’intensité de la peine d’Adam. « Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? » Dieu ne demande pas à Adam, « Comment sais-tu que tu es nu ? » Il demande à Adam, « Qui t’as apprisque tu es nu ? » Dieu dirige Adam vers l’instigateur des mensonges qui lui avaient été dits. En d’autres termes, « Qui te conduit à me fuir ? » « Qui s’est placé entre toi et moi ? »

  Adam est directement interpelé, « Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? » C’est là une question simple qui demande une simple réponse par oui ou par non. Maintenant que la perception qu’Adam avait de lui-même et de Dieu est altérée par le mensonge de la vie inhérente, ces questions lui paraissent invasives et menaçantes. Il prononce les premières paroles de blâme et de défiance provenant de lèvres humaines :

« La FEMME que TU as mise auprès de moi,

ELLE m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé. »

  Dans cette accusation, parmi d’autres choses, nous voyons que le canal de relation entre Adam et Ève a été complètement tordu et brisé. A la création, Ève a été donnée comme une aide, mais elle est maintenant présentée comme la directrice et la tête. Elle est présentée comme celle qui a de la puissance, et Adam est la pauvre victime. Pire que cela, Dieu est présenté comme l’instigateur de toute l’affaire. La pensée d’Adam est devenue si confuse, tordue et aveuglée, que son rétablissement serait extrêmement surprenant.

  Comment Adam peut-il recevoir une véritable évaluation de sa situation, alors qu’il a perdu la puissance de raisonner objectivement ? Dieu est la seule source de véritable sagesse, et Adam s’était déconnecté de cette source. Le mensonge de la source de vie inhérente avait complètement altéré le contexte pour l’univers dans lequel vivait Adam. Sa perception de lui-même, de sa femme, et de Dieu avaient toutes été radicalement altérées, et par ce mensonge, les paroles de Dieu seraient constamment mal comprises. L’intervention de Dieu semble maintenant invasive et dominatrice ; c’est à présent une grande source de vie disant à une petite source de vie comment agir et vivre. Le fait que la puissance de Dieu est apparemment plus grande que la sienne induit de la peur, mais le fait qu’il pense en avoir une propre apporte de la colère, de ressentiment et de la haine. La Bible révèle clairement cela :

Rom 8 : 7 La pensée pécheresse [remplie du mensonge de la vie inhérente] est hostile à Dieu. Elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, [canal de bénédiction] et elle ne le peut même pas. [KJV]

Jér 17 : 9 Le cœur [infecté par le mensonge de la vie inhérente] est tortueux par-dessus tout, et désespérément méchant : Qui peut le connaître [avoir une relation intime avec lui]? [KJV]

  Les appels d’amour, d’affection et de conseil de Dieu pour revenir dans une relation de dépendance soumise sont tordus en une image de manipulation pour gagner le contrôle et la domination. La grande source de toutes choses est complètement dénaturée et faussement accusée par l’humanité. Le plus triste, ce sont les paroles plaintives de Jérémie 17 : 9 : qui peut connaître ce cœur ? Le mensonge de la vie inhérente rend le cœur de l’homme résistant à la relation intime avec Dieu et avec des êtres créés. Le fruit de ce mensonge est la solitude. Cela est un prix extrêmement cher à payer pour des êtres qui furent créés pour désirer l’intimité et la relation. Ce triste état de choses est incroyablement reflété dans le chant d’un film intitulé La Cité des Anges[2] :

 

Strophe 1

Passe tout ton temps à attendre

Pour cette seconde chance

Pour une pause qui arrangerait ça

Il y a toujours une raison

De ne pas se sentir à la hauteur

Et c’est dur à la fin du jour

Il me faut une distraction

Oh, quel soulagement merveilleux

La mémoire suinte de mes veines

Laisse-moi être vide

Et léger, et peut-être trouverai-je

la paix cette nuit

 

Strophe 2

Si fatigué de la ligne droite

Et partout où tu te tournes

Il y a des vautours et des bandits dans ton dos

Et la tempête continue à tournoyer

Tu continues à construire le mensonge [source de vie inhérente]

Que tu inventes pour tout ce qui te manque

Ça ne fait aucune différence

Échappant une dernière fois

C’est plus facile de croire en cette douce folie, oh

Cette tristesse glorieuse qui me met à genoux

 

  La question qui doit être posée est, comment Dieu pouvait-il percer ce mensonge ? Comment pouvait-il communiquer avec nous efficacement, et nous révéler Son amour et Son intérêt pour nous, et nous délivrer de cet horrible mensonge ?

 

2. La solution

  Dieu ne pouvait pas s’approcher de nous directement de l’extérieur ; au-lieu de cela, Il choisit de se rattacher pour toujours à la race humaine par Son Fils. En permettant à Son Fils de devenir l’un de nous, Il put rétablir le canal de bénédiction pour maintenir le courant de vie et de bénédiction, mais également se placer Lui-même dans une position favorable pour confronter de face ce mensonge. Ce mensonge résidait dans la nature de l’homme, et en prenant cette nature sur Lui-même, Il put la vaincre et la détruire. Il n’était pas suffisant pour Jésus d’apparaître comme un simple homme et de démontrer ce qu’est la juste relation avec Dieu – cela ne toucherait pas le mensonge de la source de vie inhérente. Il lui fallait prendre la nature rebelle en Lui-même et la détruire dans la tombe. Ainsi, la Bible dit :

Héb 2 : 14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable,

Héb 2 : 16, 17 Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ;

Rom 8 : 32-34 Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? 33Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! 34Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !

  Toutes ces choses seraient accordées par le don du Fils de Dieu au monde. Ce processus tout entier fut révélé à Adam et Ève dans Genèse 3 : 15 :

Gen 3 : 15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

  Ce verset est tellement rempli de promesse et d’espoir. Dieu dit qu’Il mettrait l’inimitié entre Satan et la femme ; Il ferait cela en permettant à Son Fils de devenir l’un de nous et rétablir le canal de bénédiction. Ce canal permettrait à la vie physique de continuer à s’écouler vers nous, et favoriserait également de bonnes pensées au sujet de Dieu pour qu’elles influencent nos esprits. Le rétablissement du canal dans la personne du Fils de Dieu donnerait à l’humanité une conscience et un choix. Les deux courants de pensée s’écouleraient à présent dans la race humaine : l’un du premier Adam exprimant le mensonge de l’indépendance et conduisant à la mort ; l’autre du Second Adam, encourageant l’obéissance et la dépendance et apportant la vie afin de nous donner du temps pour choisir notre camp. Ainsi, il nous est dit :

1 Cor 15 : 45 C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant.

Rom 5 : 17 Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ seul !

  Il semblait tout à fait sensé que le Fils de Dieu devienne l’un de nous et jette un défi à l’esprit indépendant, parce que le Fils est l’expression divine de la soumission et de l’obéissance. Toute son identité et sa raison d’être sont reliées à ce principe, et c’est pourquoi Il était le seul à pouvoir entreprendre cette mission.

  Nous avons largement de quoi être reconnaissants. Dieu a placé dans nos cœurs un désir de bien faire, et un désir de résister au mal par Son Fils. Rappelez-vous combien de fois vous avez été tentés de mal agir, et puis vous avez eu de meilleurs sentiments et ne l’avez pas fait. C’était là le don que Dieu vous a fait, l’inimitié contre le mal. Peu importe que vous croyez en Dieu ou non, ce don vous est toujours offert par Jésus. Il nous est dit dans l’Écriture que Dieu fait pleuvoir sur les bons et les méchants.[3]Pensez au nombre de fois où Satan a placé une mauvaise pensée dans l’esprit d’une personne pour vous faire du mal ou vous ravir vos biens, et l’inimitié placée dans son cœur par Dieu l’a encouragée à ne pas le faire. Bien sûr, nous avons toujours le choix de rejeter cette voix et de quand même faire le mal, mais si cette inimitié n’était pas là, aucun de nous ne serait capable d’empêcher la mise en action des mauvaises pensées de la source de vie inhérente placées dans nos esprits.

  Quel Dieu incroyable, pour faire tout cela pour nous ! En tant que race humaine, nous étions entièrement perdus et esclaves des mauvaises voies de Satan. Nous étions entièrement incapables de nous en sortir, destinés à la misère et à la destruction totale. Mais notre tendre Père Céleste a refusé de nous abandonner. Il nous a donné ce qu’Il a de plus précieux – Son Fils. Jésus sera pour toujours membre de la famille humaine et l’un de nous. C’est un sacrifice qui sera le thème central d’étude et de méditation pour le restant de l’éternité.

  Comme deux semences de pensées parvenaient maintenant à l’homme, deux courants d’humanité allaient émerger ; ceux qui écouteraient la voix de Dieu d’après l’exemple d’Abel et Abraham, et ceux qui refuseraient l’esprit de Christ plaidant en eux, tel que reflété dans les vies de Caïn et Nimrod.

  Nicolas venait de finir d’essuyer la vaisselle pour sa mère, et en suspendant le torchon à son crochet, il jeta un coup d’œil par la fenêtre de la cuisine. Son père déchargeait à la fourche la dernière charretée de foin de la veille.

   Nicolas préférait cent fois aider son père aux travaux de la ferme que d’aider sa mère au ménage. Il pressa son nez contre la vitre en observant son père. Comme cela avait l’air amusant de décharger la charrette ! Quelquefois, Nicolas avait la permission de conduire les chevaux aux champs. Mais ce matin, maman lui avait demandé d’essuyer la vaisselle du petit-déjeuner ! Eh bien ! il avait fini maintenant, et papa était encore en train de décharger.

— Maman, supplia Nicolas quand sa mère entra dans la cuisine, est-ce que je peux aller avec papa pour le prochain voyage ? Je t’en prie, maman !

  Maman sourit à Nicolas.

— Eh bien, la vaisselle est essuyée et rangée. Les torchons sont accrochés à leur place. Oui, tu peux y aller, si ton père est d’accord.

  Nicolas saisit sa casquette de toile et en deux bonds il fut hors de la maison. Il courut vers la grange.

— Papa, est-ce que je peux aller avec toi aux champs pour le prochain chargement de foin ? demanda-t-il, hors d’haleine, en grimpant dans la charrette presque vide.

  Papa lança une fourchée de foin dans la grange. Il s’arrêta pour essuyer la transpiration qui perlait à son front, puis il s’appuya sur la manche de sa fourche et regarda Nicolas avec une lueur malicieuse dans les yeux.

— Mais oui ! dit-il en riant. J’allais justement te demander si tu voulais changer de place avec moi pour que je puisse rester à la maison et aider ta mère.

— Oh ! papa ! le travail des hommes est tellement plus intéressant que le travail des femmes !

— Cela dépend qui tu es et comment tu le considères, dit papa en riant de bon cœur. Je pense que ta mère préfère le ménage aux travaux des champs. De plus, travailler pour gagner sa vie et travailler pour s’amuser sont souvent deux choses très différentes. Mais viens ! La charrette va être vide et nous attellerons Georges et Mathilde pour le prochain voyage.

— Je vais aller donner à boire aux chevaux, offrit Nicolas en sautant de la charrette.

— Tu pourrais aller à la maison et demander à maman de nous préparer un thermos de citronnade bien fraîche, suggéra papa. Il va faire très chaud, aujourd’hui.

  Nicolas se précipita dans la maison pour demander à sa mère de leur préparer la citronnade. Puis il retourna à l’écurie pour mener Georges et Mathilde à l’abreuvoir.

Les chevaux burent longuement et avec bruit, et Nicolas s’impatienta.

— Dépêchez-vous, s’écria-t-il en donnant un petit coup à Georges. Est-ce que vous vous prenez pour des chameaux ? Vous n’avez pas besoin de faire des provisions d’eau !

  Finalement, les chevaux furent désaltérés, et Nicolas les conduisit vers la grange où son père était prêt à les harnacher.

— Nous allons devoir nous servir des brides neuves qui n’ont pas d’œillères. J’espère que nous n’allons pas avoir d’ennuis.

  Bientôt, les chevaux furent attelés à la charrette et maman apporta le thermos de citronnade. Nicolas et son père grimpèrent dans la charrette.

— Est-ce que je peux conduire ? demanda Nicolas.

  Et papa tendit les rennes à Nicolas, qui, tout gonflé d’importance, conduisit les chevaux vers le champ où finissait de sécher le foin odorant.

  Papa se mit à charger la charrette. Nicolas laissa le foin le recouvrir, puis il s’amusa à faire semblant de nager dans le foin. Quand la charrette commença à bien se remplir, il sauta sur le foin pour le tasser et faire plus de place.

  Les rayons du soleil devenaient de plus en plus chauds. Papa s’arrêta plusieurs fois pour se reposer et essuyer son front. Nicolas avait chaud, et il se remua un peu moins.

— Arrêtons-nous et prenons un gobelet de citronnade, suggéra papa.

  Nicolas s’installa confortablement dans le foin, tandis que son père se tenait à l’ombre de la charrette pour boire le liquide rafraîchissant.

  Soudain, les chevaux et la charrette commencèrent à bouger.

— Ho ! Ho ! cria Nicolas, essayant d’attraper les rênes. Mais elles glissèrent dans le foin et tombèrent entre les deux chevaux.

— Ho ! commanda papa, mais les chevaux commencèrent à trotter.

  Leurs oreilles étaient baissées. Leur queue et leur crinière volaient. Les rênes battantes leur firent peur. Ils se mirent à galoper.

  De plus en plus vite, ils coururent à travers champs et descendirent la colline vers la grange et la maison.

  Mais les chevaux n’en couraient que plus vite. Ils quittèrent la route et galopèrent dans un champ rempli d’ornières. Il semblait que d’un moment à l’autre la charrette allait se renverser.

  Le père de Nicolas était loin derrière les chevaux emballés, mais il savait que son petit garçon courait un grand danger. Il savait que si les chevaux n’étaient pas arrêtés rapidement, Nicolas pourrait être blessé grièvement et même tué. Il vit Nicolas aplati dans le foin puis jeté en l’air, puis de nouveau enfoui dans le foin. Il se demanda combien de temps Nicolas allait pouvoir rester sur la charrette. Debout au milieu de son champ, le père de Nicolas fit monter à Dieu une rapide prière :

— Mon Dieu, je t’en prie, sauve mon petit garçon.

  Puis le père ne quitta pas des yeux la charrette et les chevaux. Tout à coup il vit les chevaux distancer la charrette. Le timon s’était brisé, et les chevaux continuèrent à galoper, traînant le timon et les rênes derrière eux, tandis que la charrette chancelait et finissait par s’arrêter, miraculeusement toujours sur ses quatre roues.

  Quand papa arriva près de la charrette et aida Nicolas à en descendre, il se mit à genoux et dit :

  Le père de Nicolas ne put jamais expliquer pourquoi le timon s’était brisé, mais Nicolas, son père et sa mère savent que les anges protégèrent le petit garçon ce jour-là.

-  Commencer par la pâte à la caroube : dans un saladier, mélanger la farine, la caroube en poudre, les sucres, la poudre à lever et le sel.

-  Ajouter l’huile et le lait végétal et mélanger pour obtenir une pâte homogène et mettre de côté.

-  Dans un second saladier, préparer la pâte à l’orange : mélanger la farine, les sucres, la poudre à lever, le sel et le zeste des oranges.

-  Ajouter l’huile et le jus d’orange et mélanger pour obtenir une belle pâte.

-  Bien graisser un grand moule à cake ou un moule à savarin haut.

-  Alterner les couches de pâte caroube / orange jusqu’à épuisement de la pâte.

-  Mettre dans le four chaud et faire cuire pendant environ 40-45 min.

-  Laisser tièdir avant de démouler.

-  Vous pouvez le servir tel quel ou le recouvrir d’un glaçage coco-caroube.




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